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AU BUREAU (anonyme)
Lorsque Connie entra dans le bureau de Dubois, au cinquième étage du grand magasin, le sous-directeur était en train de s'occuper de sa secrétaire. La jeune femme se tenait debout à côté du fauteuil de son chef, sa jupe était relevée, son slip baissé. Elle se présentait à son patron. - Ah, c'est vous, Connie? dit Dubois à sa visiteuse. - Bonjour, Henri. Bonjour, Anne-Marie. - J'en ai pour un instant, ma chérie. Asseyez-vous sur la chaise à côté de la porte, voulez-vous? Et, à sa secrétaire: - Allons, donnez, Anne-Marie! Elle fermait les yeux. Il tendait la main. S'enfonçait entre les deux cuisses maigres. Se saisissait de ce qu'il avait demandé qu'elle lui montre. Y passait doucement le doigt. Avec ses poches sous les yeux et son léger embonpoint, il avait quelque chose d'un crapaud ou d'une petite grenouille dont il possédait aussi la vivacité. Pourtant, se dit Connie, il était séduisant. Son regard, peut-être, qui était très tendre. Il palpait la femme. Elle s'écartait. Le laissait faire. Clignait des yeux. Soupirait tandis qu'il la tripotait. Elle se tenait de profil. La main de Dubois s'était enfoncée sous elle. Il passait entre ses jambes, ressortait de l'autre côté et tâtait les deux petites fesses pâles qui brillaient sous la ligne sombre de la jupe remontée. La secrétaire, madame Latour, portait le chignon. C'était une grande maigre assez sévère mais dont les yeux noirs pouvaient avoir des éclairs très doux. Elle n'était pas vraiment belle mais Dubois en était fou.
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