P.N.
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Nous regardions l'hiver et l'hiver nous regardait.
Ses oreilles étaient
couchées
et ce n'était pas bon signe.
On nous avait donné un seau
plein de viande
saignante.
Un peu dégoûtés,
nous en sortîmes ce qui ressemblait à une grosse
côte.
C'était du bœuf.
En voyant
la viande,
l'hiver
se mit à gronder.
Mais ses oreilles
n'étaient plus couchées,
la nourriture lui plaisait.
Nous la lançâmes devant nous et il se jeta dessus.
Tandis qu'il se régalait, nous pûmes
nous approcher et le caresser
sur son crâne plat.
Il était parfaitement apprivoisé.
Sa fourrure était
chaude mais
sous les poils,
tout au fond,
couraient
des orages.
Il embarqua dans notre
voiture et nous le ramenâmes chez nous.
Nous avions tout préparé.
Sa nourriture
et les coussins où il allait
dormir.
Durant le trajet,
il s'endormit sur
le siège
arrière.
Nous nous réjouissions du nouvel hôte que notre
maison allait héberger.
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J´ai de la chance