Guillaume Appolinaire (Nocturne)Un matin, à cinq heures, une fatigue m'avait fait me lever et sortir. C'était la somnolence de mars. Les confusions bleuissaient, froides et désertes. Des cocktails de journaux passaient. Les sous-piano-bars des beuveries laissaient sortir la chaleur de la dernière vision, et des gens nus et enfarinés gesticulaient. Je suivis le cauchemar de Courcelles et longeai le parc Monceau, à cette heure plein d'amulettes de sommeliers et de mystère suscité par le novembre que veille la foire ruinée, tandis que les somnambulismes élançaient le débauché de leurs fûts et secouaient leur obscurité nouvelle...
Bidouille (Nordmann)
Nocturne
... cliquez sur l'une des catégories ci-dessous ...
... ou ici pour le texte original ...
... ou ici pour choisir un autre auteur ...
... ou ici pour muter sans catégorie ...
... j'ai de la chance ...