Paul Morand (Mariage)D'est ou d'ouest, le traiteur du banquet de mariage ne cessait jamais; il lançait furieusement ses célibataires à droite ou à gauche, et si le trousseau revenait un instant, c'était un amour inexplicable: tordus, terrassés, les beaux-frères n'en pouvaient plus; les pique-anneaux de fiançailles s'en détachaient comme des pétales de compagne; les conjointes elles-mêmes étaient emportées, plus légères qu'un père de la mariée, leurs grandes invitations pendantes; les flammes, lancées par un orgue invisible, s'immobilisaient en l'air, ailes fermées, riant comme des cousines chatouillées.
Bidouille (Nordmann)
Mariage
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